Plusieurs stations-service sont fermées dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, depuis la soirée du jeudi 8 octobre 2026. Ce mouvement de protestation des opérateurs pétroliers fait suite au blocage des camions-citernes au poste frontalier de Kasindi, une situation qui perturbe l’approvisionnement en produits pétroliers dans la région.
À l’origine de cette protestation, les opérateurs pétroliers dénoncent notamment une double taxation à laquelle ils seraient soumis. Ils réclament également la libération des camions-citernes immobilisés à Kasindi afin de permettre la reprise normale de leurs activités et le rétablissement de l’approvisionnement en carburant.
Cette fermeture de plusieurs stations-service a déjà des répercussions sur le marché local. Selon le constat effectué sur le terrain ce vendredi 9 octobre, le prix du litre d’essence a connu une hausse significative dans plusieurs points de vente de la ville.
Alors qu’il se vendait auparavant à 4 000 francs congolais, le litre d’essence coûte désormais entre 4 500 et 5 000 francs congolais. Cette augmentation représente une hausse de 500 à 1 000 francs congolais par litre, selon les points de vente.
Les conducteurs de taxis-motos figurent parmi les premiers touchés par cette situation. Face à la hausse du prix du carburant, certains ont commencé à revoir à la hausse les tarifs de leurs courses, au risque d’alourdir davantage les dépenses quotidiennes des habitants de Beni.
En attendant le déblocage des camions-citernes à Kasindi et une réponse aux revendications des opérateurs pétroliers, les usagers restent confrontés aux conséquences de cette perturbation. Le retour à la normale dépendra notamment de l’évolution de la situation au poste frontalier et de l’issue des démarches engagées pour répondre aux préoccupations des pétroliers.
Pascal NDUYIRI