Tantôt les autorités rwandaises reconnaissent la présence de leurs forces armées sur le territoire congolais, en avançant différentes justifications sécuritaires ; tantôt elles affirment qu’il s’agit d’un conflit exclusivement congolais dans lequel le Rwanda ne serait pas impliqué.
Une contradiction qui soulève de sérieuses interrogations sur la cohérence du discours officiel de Kigali, depuis le président Paul Kagame jusqu’à son ministre des Affaires étrangères.
En plaçant Joseph Kabila Kabange à la tête du Front de résistance nationale (FRN), Kigali semble vouloir donner une apparence congolaise à une dynamique politico-militaire dont les soutiens extérieurs et les véritables objectifs restent à clarifier.
Mais changer la façade d’un mouvement ne suffit pas à démontrer son autonomie. Joseph Kabila, à l’instar de Corneille Nangaa et d’autres acteurs de cette mouvance, ne saurait constituer, par sa seule présence, une preuve de l’indépendance politique et opérationnelle de cette coalition.
La question fondamentale demeure : peut-on véritablement parler de « congolisation » d’un conflit simplement en plaçant des personnalités congolaises à la tête d’une coalition, sans établir clairement ses soutiens, ses chaînes de commandement et ses objectifs ?
La RDC mérite la vérité, la transparence et le respect de sa souveraineté. Les faits doivent parler plus fort que les déclarations diplomatiques.
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