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Kinshasa : Vital KAMERHE interpelle le chef rebelle du FRN Joseph KABILA soutenu par le Rwanda.

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Dans son discours consacré à la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), Vital KAMERHE a choisi ce mercredi 14/10/2026 de s’adresser à Joseph KABILA en lui conservant son statut de « Président honoraire ». Cette appellation, répétée à plusieurs reprises, traduit une prudence politique manifeste. Malgré la gravité des accusations formulées contre la nouvelle coalition et la présence annoncée de l’AFC/M23 en son sein, le Président de l’UNC n’a jamais personnellement qualifié Joseph KABILA de « chef rebelle », encore moins d’agent ou de relais du Rwanda. Il a préféré interpeller l’ancien chef de l’État sur la contradiction qu’il décèle entre son discours en faveur de la paix et son rapprochement avec des forces qui combattent les institutions de la République.

Vital KAMERHE ne ménage pourtant pas son ancien allié qu’il reproche de prétendre sauver un pays en prenant la tête de forces qui combattent ses institutions et lui rappelle ses dix-huit ans passés au sommet de la RDC. Selon lui, Joseph KABILA ne peut se présenter comme un homme étranger aux blessures, aux fragilités et aux échecs du pays. « On n’efface pas son propre bilan en accusant son successeur », insiste-t-il, avant d’appeler chaque dirigeant à assumer ses responsabilités dans l’histoire tumultueuse du Congo. L’attaque est sévère, mais elle demeure essentiellement politique : Kamerhe questionne un choix, confronte un bilan et condamne une orientation, sans prononcer une culpabilité pénale.

Le leader de l’UNC réaffirme parallèlement son soutien au Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO, son allié et partenaire politique. Il estime que l’évolution de la situation confirme les mises en garde du chef de l’État et appelle les Congolais à resserrer les rangs autour de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de l’ordre constitutionnel. Cependant, son intervention ne se limite pas à une défense du régime. Fort de son expérience dans les négociations politiques, KAMERHE rappelle qu’aucune divergence n’est insurmontable et s’interroge sur l’utilité de prendre les armes pour finir, tôt ou tard, autour d’une table de négociation. Il condamne ainsi la rébellion comme mode d’accès au pouvoir.

Vital KAMERHE considère que l’ancien chef de l’État congolais devra répondre du choix de ses alliances et de la contradiction entre la paix qu’il proclame et les forces avec lesquelles il accepte désormais de cheminer.

Exacte-infos.net

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